Une traversée du Jardin à bord d’un vaisseau-plateforme, pour établir des cartographies du paysage et prêter attention à ce qui se passe dans ses marges et ses interstices. Vous découvrirez ensuite le dispositif artistique audio et visuel développé par les deux artistes, en résidence au Jardin depuis le printemps 2026 et présenté dans le tunnel le 18 septembre dernier.
Vous avez assisté à la performance d’Alix & Gaël vendredi 18 septembre ? Cet atelier vous propose de prolonger l’expérience et d’entrer dans leur univers.
Et si vous n’étiez pas là, c’est l’occasion de découvrir leur démarche et d’explorer à votre tour les fluctuations aériennes et sonores du Jardin des Traverses.
Le nom de l’atelier fait référence aux « pêcheurs de lune », nom poétique donné aux biffins ou chiffonniers qui récupéraient, une fois la nuit tombée, des objets pour leur redonner une valeur. À leur tour, Alix et Gaël invitent les participant·es à porter attention aux à-côtés, pour une traversée du Jardin à bord d’un radeau musical.
ATELIER GRATUIT, SUR INCRIPTION
Dimanche, 15h–17h
Départ : entrée du Jardin des Traverses, Porte de Clignancourt
Arrivée : tunnel des Poissonniers, en direction de la Porte de la Chapelle
Places limitées !
Tenue adaptée à un jardin recommandée.
Alix Hugonnier
Alix Hugonnier est une artiste-chercheuse. Sa pratique interroge les rapports de pouvoir, intimes et politiques, ainsi que les formes d’invisibilité héritées de la modernité européenne. Elle s’intéresse aux traces, aux preuves fragiles, aux images instables et aux témoignages étouffés. Ses recherches prennent la forme de films, de photographies, d’installations, de performances et de textes poétiques, et s’étendent aujourd’hui aux atmosphères et aux dispositifs olfactifs. Elle explore ces espaces sensibles comme des lieux de tension, de contrôle mais aussi de perturbation et de recomposition politique pour créer des gestes de sabotage discret — où l’apparition résiste.
Diplômée de l’EHESS et de l’UAL (Londres), elle a développé une pratique de curatrice à La Colonie (Paris) mêlant art, cinéma et recherche autour des questions de décolonisation et de partage de la parole, qu’elle continue d’approfondir comme free-lance.
Gaël Segalen
La musicienne et artiste sonore Gaël Segalen aka IhearU développe une musique qu’elle dit de polyécoute, également qualifiée de DFR — Danceable Field Recording. Elle s’est produite et est publiée en France et à l’international.
Depuis bientôt trente ans, elle explore le son sous différentes formes : d’abord pigiste à Radio France Internationale, puis comme ingénieure du son pour le cinéma notamment en Californie, avant de se consacrer à l’art sonore et à la musique électroacoustique. Elle transmet également sa pratique à des publics très variés, faisant du son un espace de rencontre, d’écoute et de transformation.
Entre naïveté et sophistication, du réel au studio, elle compose intuitivement des liens par l’activation d’objets, l’improvisation et l’enregistrement mobile. C’est en écho à sa formation en sciences humaines, qu’elle a nommé son projet IhearU — « je t’entends, je te comprends ». Ce nom affirme une attention à la relation directe à l’autre et au monde par le son. Sa musique devient une expérience de la multiplicité, de la coexistence, de la dissonance et du jaillissement.